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Cette confrontation fut supervisée par des ‘Uléma neutres. Cette conscience de l’espace territorial n’existait pas seulement en fonction de l’Autre l’étranger à la région ; elle se manifestait aussi sur le plan interne. Muh Lihbib la confirme dans une correspondance adressée au Gouverneur de Saint-Louis où il manifeste sa ferme volonté d’exercer son autorité sur la rive droite et son intention de traiter les Français et leurs sujets de la même manière: A’ii, à son tour utilisait les mêmes arguments contre son frère Brahim As-Salem dans deux lettres adressées au Gouverneur de Saint-Louis en et où il lui demandait d’éviter que des raids, soient menés à partir de son pays contre celui des Trârza:. Cet étudiant a eu accès à des sources de première main dont documents de rachat. L’autorité n’intervenait pas au niveau de sa collecte au plan individuel.

Nom: lite by eznagui
Format: Fichier D’archive
Système d’exploitation: Windows, Mac, Android, iOS
Licence: Usage Personnel Seulement
Taille: 70.36 MBytes

Cet impôt supprimé au Brâkna dès le début de la colonisation a continué au Trârza jusqu’à son rachat par l’Administration française en au prix de francs, afin d’encourager l’agriculture. Les sources historiques ne sont pas concordantes au sujet du volume de cet impôt dans le Tràrza. Autorité émirale au Trârza et territoire. Hardy et B. Ces témoignages historiques illustrent, parmi d’autres, un aspect de l’autorité émirale à l’intérieur, sa reconnaissance par les habitants et surtout la couche qui légiférait dans la société émirale les Zâwâya. Par ailleurs nous ne traiterons pas des tendances actuelles de l’analyse spatiale.

Émirats et espace émiral maure. Mauritanie, entre arabité et africanité, sous la direction de Pierre Robert Baduel.

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Dans cet article, la personne disposant des droits sur les illustrations a dû refuser la diffusion libre et gratuite de son travail. Nous avons donc apposé des masques permettant de dissimuler l’illustration et donc de satisfaire la demande de l’ayant droit et de laisser un accès libre au texte de l’article. Nous ne chercherons pas à travers cet exposé sur les Émirats et l’espace émiral dans la Mauritanie d’hier à définir la nature du système émiral et son degré de compatibilité avec les thèses actuelles surtout celle de la segmentarité sur l’émergence de l’État en général et son émergence dans les sociétés tribales des zones marginales en particulier, non pas tant par souci de circonspection que parce que ces aspects ont déjà été abordés plus d’une fois sur les plans maghrébins en général et mauritanien en particulier1.

Par ailleurs nous ne traiterons pas des tendances actuelles de l’analyse spatiale. Ainsi, n’insisterons-nous dans cette étude que sur les données historiques concrètes des rapports de l’autorité émirale au territoire.

Nous aborderons cette question sous l’angle du système fiscal émiral. Nous examinerons ces deux points après avoir donné un bref aperçu sur l’avènement des Émirats maures — en particulier l’Émirat des Trârza, objet de cet essai — et les justifications de la période choisie xvme – xixe siècles.

Les Émirats qui se sont partagé la plus grande partie de l’espace maure ont commencé à apparaître progressivement à partir du premier tiers du xvne siècle quand la suprématie militaire et politique de certaines tribus Magafira commençait à se manifester clairement. Le xvme siècle fut véritablement le siècle d’émergence et.

Cette structure politique semi-centralisée l’Émirat diffère de l’organisation politique tribale interne propre à chaque tribu en ce sens qu’elle regroupe sous l’autorité d’une même dynastie émirale l’ensemble de ces tribus guerrières, Zwâya et tributaires dans les régions où naquirent ces Émirats, alors que dans le nord et l’est du pays l’ancienne méthode tribale continuait de prévaloir. Ainsi les Awlad M’Bâreck qui se sont finalement installés au Hodh ont constitué des chefferies antagonistes, dont les plus importantes furent la chefferie d’Ehel Muhamed Eznagui wuld Dhib et celle des Oudeyka Legra’ wuld N’Beyga bou Gara3.

Ils n’ont pas réussi à fonder un Émirat unifié malgré leur légendaire réputation chevaleresque, leur puissance militaire et économique d’alors.

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Ceci s’explique peut-être par le fait que le pays s’est divisé en lits zones distinctes:. L’autorité de ces quatre Émirats s’est progressivement consolidée et connut son apogée politique, économique et sociale au xvme siècle et pendant la première moitié du XIXe siècle, en particulier pour les Trârza et Ahel Yahya ben Uthmane qui ont su par leur cohésion et leur richesse conserver leur force et étendre leur influence, fondant deux Émirats unifiés et généralement stables avant de devenir au xixc siècle le théâtre des ,ite intestines.

Ainsi l’Émirat des Ahel Yahya ben Uthmane de l’Adrâr4 a commencé à apparaître avec Abderrahmane ben Hammu qui en sera dépossédé au milieu du xvnr siècle par Uthmane wuld Levdhil. A l’issue du conflit qui pite le frère de Uthmane, Brahim Legra’, et son fils Sid’ahmed, le pouvoir resta aux mains de ce dernier qui contribua à sa consolidation.

Malgré les luttes internes que connut cet Émirat pendant le xixe siècle, il resta uni et eznagyi fort, cherchant de temps en temps à renforcer son autorité intérieure et à étendre son influence extérieure et son contrôle sur son espace vital. Aghreichi et la prise du pouvoir émiral eznahui son fils Muhamed en dispersion du campement émiral.

Les divisions ont eu pour conséquence l’affaiblissement de la place de leur Émirat qui était — selon les traditions locales — lit puissant au cours de la première moitié du XVIIIe siècle et ont limité son rayonnement politique et son extension territoriale.

Les Idw’iS ont longtemps souffert du partage d’un espace vital avec leurs voisins de l’est, le Awlad M’barek; cette épreuve s’est concrétisée dans les tentatives d’hégémonie dont ils ne se sont libérés finalement qu’après une série de luttes et de combats acharnés au xvine siècle, sous les règnes de Bakar wuld A’mar wuld Muhamed wuld khouna m.

Cet Émirat n’est apparu comme force politique indépendante que sous le règne de Muhammad Cheinen particulier après sa victoire au siège de Hnei- kat Baghdada 12 km au sud-est de Tidjikja en sur une coalition Eznagiu comprenant les Awlad M’Bârek, Awlad Nasser, Brâkna et Awlad ôaylàn Eznatui y compris des tribus hassane comme les Awlad Talhà.

Mais à peine le règne de Mhâmed W. Muh Chein terminé enune division profonde pénétra le corps de l’Émirat et eznayui à tel point qu’il se scinda en deux branches distinctes ayant chacune son espace territorial et son influence politique.

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Nous avons choisi de traiter plus particulièrement de la période allant du début du xvine siècle à la fin du xixe siècle parce que nous sommes familiers avec les sources de cette période locales et étrangères mais surtout parce qu’elle représente une période de consolidation du système émiral dans le pays en général et dans la région étudiée Trârza en particulier.

Le début de cette période symbolise un tournant historique important matérialisé par l’échec de la tentative du mouvement réformiste des zwâya sous la direction de Nâsir al-Dine7, leur renoncement définitif au eznaagui des armes et à la prétention déclarée au pouvoir politique et par la consolidation du pouvoir des émirs Hassâne. La fin de la période choisie représente la chute de ce pouvoir sous l’effet de la colonisation wznagui, en premier lieu le pouvoir des Trârza que nous avons pris comme exemple dans cette étude.

L’espace émiral du Trârza. L’Émirat des Trârza occupe la pointe sud-ouest du territoire mauritanien actuel de la partie occidentale de la région du Guebla8 qui est devenue — apparemment — depuis le lie siècle9 synonyme de Trârza du nom de Tarrûz B.

Émirats et espace émiral maure. Le cas du Trârza aux XVIIIe-XIXe siècles – Persée

Hassan, ancêtre éponyme du groupe Eznabui. Les prémices de leur domination sur cette région en tant que force politique relativement indépendante ont lkte à apparaître dès la fin du premier tiers du xvne siècle avec Ahmad B.

Tarrûz, qui se distingua comme chef politique et militaire lors de la bataille de Ntitam où il mit fin à la domination des Awlad Rizg sur la région. Le pouvoir émiral s’est perpétué dans sa descendance après lui en dehors de eeznagui. Cet Émirat — à l’instar des autres — regroupait des entités tribales très inégales du point de vue du statut social guerriers, Zwâyâ, tributaires, esclaves et du poids démographique, économique et politique.

Au sommet de la hiérarchie sociale se trouvait le groupe guerrier Trârza qui monopolisait la violence et le pouvoir politique depuis la fin de la guerre de Surbùbba et ne jouait pas de rôle productif sur le plan économique, ce qui l’a poussé à fonder la recherche des moyens de subsistance sur les razzias et les tributs.

Cette hiérarchie sociale avec ce qu’elle entraînait de rapports sociaux entre ses différentes composantes et d’interpénétration des droits et spécialisations, trouvait son expression au niveau de l’espace territorial de l’Émirat; bien plus elle constituait le canal par lequel le pouvoir émiral exerçait son autorité. Ici encore, se confirme l’opinion de H.

En effet, si la propriété foncière des terres agricoles ou pastorales — et les intérêts matériels et moraux qu’elle apportait — demeuraient l’apanage exclusif des Zawâyas du fait de leur attachement au sol et de leur rôle dans l’organisation de la production, les Béni Hassan — surtout les émirs — détenaient des droits reconnus sur les terres de l’Émirat. Ces droits relevaient essentiellement de l’autorité politique de ces émirs et de leur hégémonie militaire; ils relevaient aussi du rôle qui leur était assigné concernant la protection des groupes sociaux vivant dans leur espace géographique.

Ils ne résultaient donc pas d’une quelconque propriété foncière effective de ces émirs sur les terres. Quant aux tributaires qui constituaient la principale force active dans cette société ils n’avaient pas d’existence tribale autonome, ni aucune propriété sur les terres. Ils se mettaient sous la protection de l’une des deux aristocraties guerrière ou mara- boutique et finissaient par s’y inféoder.

Ils jouissaient ainsi de l’usufruit de la terre et faisaient bénéficier les autres de leur travail. Le problème se complique davantage lorsqu’on sait que l’espace territorial de l’Émirat n’était pas délimité de façon précise et stable du fait de la nature même du pouvoir émiral dont la chevalerie et ses deux corollaires: Cet espace n’était pas délimité également du fait du nomadisme transhumant pratiqué dans la Mauritanie d’hier et qui occasionnait une grande mobilité spatiale visant à surmonter les contraintes écologiques dans un vaste espace géographique et dans une société tribale domi.

Cette situation donnait naissance à des formes foncières et territoriales complexes et instables ainsi qu’à une interpénétration entre les droits d’exploitation et les rapports sociaux du fait du rôle particulier des liens de parenté et des autres liens d’alliance. Cette situation, ainsi que l’absence de tradition historiographique mauritanienne sont pour beaucoup dans l’absence de définition juridique claire de l’espace territorial des Émirats.

Les plus importants de ces facteurs sont:. L’opposition fonctionnelle entre les Zâwâya et les Béni Hassan qui a donné lieu, entre autres, à la multiplication des pôles de pouvoir politique et des appareils de contrôle social sur la scène de l’Émirat. Cette opposition a également limité l’éclosion d’appareils politiques capables d’attirer les différentes formes d’alliance et de les centraliser autour du pouvoir émiral.

La fragilité organisationnelle de ce que l’on peut appeler appareils politiques, administratifs et militaires de l’Émirat. Cette fragilité a amoindri l’efficacité de la centralisation du pouvoir émiral et de sa mainmise sur son espace humain, de même que l’unification politique de cet espace.

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La domination des structures de parenté au niveau de cette société et l’absence d’une conscience politique et civique apte à surmonter cette domination. En découla le fait qu’il n’y a pas eu la substitution d’un appareil administratif formé d’agents et de soldats appartenant au pouvoir émiral à la base tribale: S’ensuivit également la pérennité de l’organisation tribaliste et de ses façons de gérer les groupes tribaux au niveau de la société émirale: Ce phénomène était encore plus accentué en Mauritanie du fait de la capacité qu’avaient les Unités tribales dans cette vaste région désertique et aride, de manifester leur autonomie par rapport à l’autorité émirale:.

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Autorité émirale au Trârza et territoire. Au vu de ce qui précède, il kite très difficile de délimiter avec précision l’espace territorial de l’Emirat des Trârza.

Il est en effet paradoxal de parler d’un territoire ayant des frontières naturelles et politiques précises dans le cas d’une région semi. Cette société n’a d’ailleurs connu un début d’urbanisation qu’au xxe siècle.

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Cette mobilité spatiale englobait tous les habitants de l’Émirat, y compris le centre de l’autorité émirale, le Mahsar10 et diminuait considérablement l’efficience d’un contrôle quelconque. L’histoire du Trârza offre plus d’une preuve historique concrète, de la conscience qu’avait l’autorité émirale de son espace territorial. Elle permet de constater que la surveillance exercée par cette autorité sur son territoire émanait de ses spécificités sociales et politiques, ainsi que de son milieu écologique.

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Elle correspondait aussi de façon relativement proportionnelle au degré de sa force ou de sa faiblesse, à la plus ou moins grande proximité d’une partie du territoire du centre de l’autorité le Mahsar. Cette conscience de l’espace territorial n’existait pas seulement en fonction de l’Autre l’étranger à la région ; elle se manifestait aussi sur le plan interne.

La naissance de l’Émirat s’était accompagnée de l’idée d’espace par la nécessité de le protéger des Autres, comme le fit Ahmad Ben Daman à la fin de la troisième décennie du XVIIe siècle face à Oudeika Legra’ et Sidi Brahim La’roussi et sa Mahalla, et face à d’autres encore C’est ce que firent également les émirs du Trârza qui lui succédèrent et qui cherchèrent à élargir leur base territoriale, à donner un contenu territorial relativement précis à leur autorité politique, que ce soit dans les rapports avec leurs voisins ou avec les habitants du Trârza eux-mêmes.

La souveraineté territoriale et sa concrétisation externe. L’autorité des Trârza s’est restreinte au cours du XVIIe siècle et du premier tiers du xvme siècle à la région côtiêre s’étendant d’Arguin au nord, au fleuve Sénégal au sud, de l’Océan Atlantique à l’ouest, jusqu’à Aoukeyra à l’est, du fleuve Sénégal au sud à Amkrez au nord. Elle a subi la pression des voisins orientaux les Brâknales provocations des voisins du nord particulièrement les Awlad Dlim en un temps où la carte de la présence humaine et politique des Béni Hassan n’avaient pas encore pris sa forme définitive dans la région, même si ses grandes lignes étaient déjà dessinées.

Les émirs du Trârza ont tenu, dès le début, à asseoir leur domination sur la côte atlantique à une époque où s’était accrue, d’une façon tout à fait nouvelle, son importance stratégique. Elle suscitait des convoitises du fait de la compétition entre diverses puissances européennes Hollandais, Prussiens, Anglais, Françaisen vue de monopoliser le commerce de la gomme dans la région.

La région côtière a incarné, depuis le règne d’ Ahmad Ben Daman, le centre de gravité politique des Trârza, à tel point que leur nom y est désormais associé.

La région à son tour, emprunta leur nom: On retrouva ainsi la dénomination: Ces émirs tinrent également à la continuité et à la diversité des échanges dans la région jusqu’à la fin de la présence anglaise enet ce afin de bénéficier des contradictions et de la concurrence entre les forces européennes présentes sur les côtes et dans le bassin du fleuve Sénégal. Ils conclurent plusieurs traités en ce sens. Les Trârza avaient établi des relations solides avec les Hollandais et les Prussiens à Arguin où ils assurèrent la sécurité de la traite Cette pénétration profonde des Trârza le long de la côte en direction du nord n’était peut-être pas étrangère à leurs affrontements armés avec les Awlad Dlim 13 qui contrôlaient traditionnellement Arguin.

Ils profitèrent ainsi de la concurrence entre ces puissances européennes. A’ii Sandûra que l’on considère comme l’organisateur effectif de l’Émirat a particulièrement réussi à asseoir l’autorité interne de l’Émirat, à faire baisser la pression qui s’exerçait sur elle et à élargir son audience externe.

Sur le plan interne, cet émir a consolidé le rang des Tràrza; il a gagné les faveurs des tribus Zwâya en les faisant participer au pouvoir dans une tentative de légitimer en pratique son pouvoir en tant que porte-parole de la religion islamique et comme responsable de son interprétation dans la société maure.

A’ii Sandûra a ainsi désigné Ibn Râzgga Al Alawi comme conseiller politique, Al Muhtar Ben Achvaga Mûssâ comme juge; cette dernière nomination était significative puisque Al Muhtar appartenait à cette confédération des Tas’ums’a qui avait combattu le père de l’émir dans la guerre de Surbubba. A’ii Sandûra demanda à son juge de choisir pour les Tas’ums’a l’endroit qui leur convenait dans l’espace territorial de l’Émirat.

Ce choix se porta, dit-on14, aussi bien pour le groupe humain auquel appartenait Al Muhtar que pour le centre de l’autorité émirale, sur la région de l’Iguidi qui se situait au centre du territoire du Trârza.

Cette contrée était également propice à l’élevage et relativement à l’agriculture du fait de bonnes conditions hydrauliques, végétales et pédologiques. Mais le plus important dans cette affaire, c’est qu’elle a revêtu la forme d’Iqta’ de la part de l’émir en faveur du juge qui lui a assuré une victoire idéologique sur les Brakna en surpassant le juge de la mehalla à l’occasion d’une déterminante démonstration de Fiqh.

Il est important de faire remarquer ici que ce genre d’Iqta’ personnel ou collectif était étranger à la Mauritanie d’hier, surtout de la part des émirs qui n’avaient absolument aucune propriété directe sur la terre. Nous n’avons pu trouver, dans les documents que nous avons examinés, et qui appartiennent à diverses sources et relèvent de diverses visions, ainsi que dans les traditions ora. Notre idée est d’ailleurs corroborée par le fait que les juristes du pays tesfuqa- has estimaient d’un point de vue purement juridique que Ylqtcf relevait uniquement du Commandeur des croyants émir Al Mumininet qu’il n’est pas du droit de quiconque parmi les émirs, les commandants ou les juges de l’octroyer.

De plus, nous ne trouvons aucune trace de ce genre d’opérations dans les voies recensées qui eussent permis de s’approprier les terres dans ce pays: Ainsi la version de Ibn Abdella qui se base sur plusieurs récits oraux privilégie le contenu idéologique au détriment du contenu réel. Nous pouvons même affirmer que la carte humaine de la région n’a pas changé depuis le xvnc siècle.

Ainsi, les groupes tribaux continuent à se concentrer aux mêmes endroits que jadis. L’histoire d’Al Muhtar relève donc de la représentation idéologique d’un événement ponctuel sur la base de quelques faits historiques réels ayant une relation avec cet événement.